QField est une application mobile gratuite et open source qui fait tourner un projet QGIS directement sur un smartphone ou une tablette, Android ou iOS. Concrètement, cela veut dire qu'un agent de terrain peut consulter, créer et modifier des données géographiques — points, lignes, polygones, attributs, photos — sur le même référentiel que celui utilisé au bureau, sans repasser par une double saisie.
Pour une petite ou moyenne collectivité, l'enjeu n'est pas technologique, il est organisationnel : aujourd'hui, l'information remonte souvent par un appel téléphonique, un post-it, ou une photo envoyée par SMS à la secrétaire de mairie, qui la retranscrit — quand elle a le temps — dans un tableau Excel. QField supprime cette étape de retranscription. L'agent saisit une fois, sur le terrain, avec la bonne localisation et les bons attributs.
La question que se posent la plupart des collectivités rurales est simple : « Mes agents travaillent dans des zones sans réseau mobile — est-ce que ça peut quand même fonctionner ? » La réponse est oui, et c'est même le mode de fonctionnement normal de QField.
Cette architecture évite la double saisie et le hors-ligne n'est pas un mode de secours dégradé : c'est le mode de fonctionnement principal de l'outil, pensé pour les zones rurales, les sous-sols, les parkings ou les zones blanches.
Deux approches courantes, selon la taille de la collectivité et le nombre d'agents équipés :
Dans les deux cas, le principe reste le même : un seul projet QGIS fait référence, et QField n'en est qu'une fenêtre mobile, à l'aller comme au retour.
Une fois les relevés synchronisés dans la base PostGIS, ils sont automatiquement visibles dans le projet QGIS qui alimente la plateforme LizMap — sans manipulation supplémentaire. La carte consultée par les élus, les responsables de service ou même les citoyens (selon les droits configurés) reflète la donnée collectée le matin même.
C'est ce circuit complet — terrain → QField → base centrale → QGIS → LizMap — qui transforme une collecte ponctuelle en un véritable outil de gestion patrimoniale, consultable depuis un navigateur, à jour en continu.
Bancs, corbeilles, jeux pour enfants, panneaux, candélabres : un agent parcourt la commune une fois avec QField et crée la fiche de chaque élément — type, état, date de pose, photo. L'inventaire, qui n'existait souvent que dans la mémoire des agents les plus anciens, devient une couche cartographique consultable et met fin à la question récurrente « combien de bancs avons-nous, et lesquels sont à remplacer ? »
Nid-de-poule, fissure, marquage effacé, glissière endommagée : chaque désordre est signalé à l'endroit exact où il se trouve, avec une photo et une note de gravité. Le responsable voirie priorise ses interventions depuis une carte plutôt que depuis une liste de mails épars, et peut suivre le taux de résorption des désordres d'une année sur l'autre.
Un regard d'assainissement à curer, un poteau d'éclairage public en panne, une vanne à vérifier : l'agent d'astreinte ou le technicien réseau consulte la fiche de l'ouvrage directement sur site — dernier entretien, plan de raccordement, historique des pannes — et met à jour le statut sans revenir au bureau. Sur les communes rurales où ces réseaux sont enterrés depuis des décennies sans plan fiable, c'est souvent la première étape qui rend le patrimoine réseau réellement gérable.
Pour un cas d'usage simple et un jeu de données déjà identifié, la mise en place d'un formulaire QField opérationnel — connecté à une base PostGIS et visible sur LizMap — se fait typiquement en une à deux semaines, formation des agents incluse. QField et QGIS sont gratuits ; le coût se situe dans le temps de conception du formulaire, la structuration de la base, et l'accompagnement des équipes lors de la prise en main. Pour un ordre de grandeur budgétaire adapté à votre collectivité, consultez la page tarifs.
Oui. QField télécharge à l'avance le projet QGIS, les fonds de plan et les couches nécessaires sur le téléphone ou la tablette. L'agent travaille ensuite entièrement hors-ligne — saisie, modification, photos géolocalisées — puis synchronise ses données dès qu'il retrouve du réseau ou du Wi-Fi, au bureau ou ailleurs.
Non, pas pour l'agent de terrain : l'interface QField est simplifiée, pensée pour être utilisée avec des gants ou d'une seule main, sans formation longue. En revanche, quelqu'un doit préparer le projet QGIS en amont (formulaires, couches, symbologie) — c'est le rôle du référent SIG ou d'un prestataire comme cartocoll.
QField est un logiciel libre et gratuit, y compris pour un usage professionnel. Le coût réel se situe dans la préparation du projet QGIS, la mise en place de la synchronisation et la formation des agents — un investissement ponctuel, pas un abonnement logiciel.
L'agent synchronise son relevé QField vers une base PostGIS centrale (directement, ou via un projet Mergin Maps qui fait le pont). Le projet LizMap, connecté à cette même base, affiche alors les nouvelles données à la prochaine consultation de la carte — sans ressaisie manuelle.
QField est l'application de terrain (l'écran sur lequel l'agent saisit). Mergin Maps est un service de synchronisation et de gestion de projets qui simplifie l'envoi et la réception des données entre plusieurs appareils QField et le serveur QGIS/PostGIS. On utilise souvent les deux ensemble, mais QField peut aussi synchroniser directement vers une base PostGIS sans Mergin Maps.
Décrivez-moi le type de données que vos équipes ont besoin de relever — je vous propose un formulaire QField adapté à votre cas.